Wolfgang Amadeus Mozart
Giuseppe Verdi
Johann Sebastian Bach
Sofia Goubaïdoulina
Dogora
















SAISON POIREL 2007-2008
26ème saison
LES SEPT PAROLES DU CHRIST EN CROIX
Joseph HAYDN - Sofia GOUBAÏDOULINA
Lundi 26 novembre 2007 à 20h30 - Salle Poirel, Nancy
STABAT MATER
Giovanni Battista PERGOLESI
Jeudi 31 janvier 2008 à 20h30 - Salle Poirel, Nanc
PASSION SELON SAINT MATTHIEU
Johann Sebastian BACH
Vendredi 14 mars 2008 à 20h45 (version abrégée)
Dimanche 16 mars 2008 à 16h (version longue)
Eglise Saint-Léon, Nancy
LA CHANSON DU MAL-AIMÉ
Léo FERRÉ
Samedi 24 mai 2008 à 20h30 - Salle Poirel, Nancy
CONCERT OFFERT AUX ABONNES
Romain DIDIER - Pinocchio court toujours
Alexandros MARKEAS - Dimotika
Mercredi 18 juin 2008 à 20h30
Salle des Ecraignes, Villers-lès- Nancy
CONCERTS HORS ABONNEMENT
DOGORA
Etienne PERRUCHON
Vendredi 14 décembre 2007
à 20hEglise
St-Clément, Conseil Régional de Lorraine, Metz
REQUIEM
Gabriel FAURÉ
Samedi 29 mars 2008
à 20h30
Eglise
St-Rémy, Deneuvre
CONCERT AVEC LA PARTICIPATION DU CHOEUR DU GAM
REQUIEM
Giuseppe VERDI
Jeudi 29
mai
2008 à 20h30
Vendredi 30 mai 2008 à 20h30
Basilique St-Epvre,
Nancy
Abonnement
de fête 3 concerts
Pergolèse
Bach
Ferré
+
Pinocchio / Dimotika
3
concerts + 1 concert cadeau :
Tarif normal : 40€
Tarif réduit : 35€ (chômeurs, groupes + 10 personnes)
Tarif étudiant 3 concerts :
30€**
** Abonnement étudiant (- 26 ans) : 3 concerts Poirel (hors Bach),
Offre limitée à 50 demandes, places Poirel balcon uniquement
Tarifs par concert hors abonnement :
16€ (normal)
12€
(réduit) - 13€ (adhérents FNAC)
6€ (étudiants -
20 mn avant le concert dans la limite des places disponibles)
Billetterie
Salle Poirel Nancy 03 83 32 31 25
(concerts salle Poirel)
Magasins FNAC - Carrefour
0 892 68 36 22 ( 0.34€/mn) - www.fnac.com
(tous les concerts)
Réseau TicketNet : 0 892 390 100 (0,34€/min) - www.ticketnet.fr - Virgin / Auchan / Leclerc / Cora / Cultura
(Bach)
Renseignements et abonnements:
Gradus Ad Musicam
2, rue des Fabriques
54000 NANCY
tél. :
03.83.21.09.19 / 03 83 36 85 98
fax : 03 83 29 32 14
ou cliquez ci-dessous:
PASSION SELON SAINT MATTHIEU
Johann Sebastian BACH
A
vec la PASSION SELON SAINT MATTHIEU,
BACH a édifié une immense cathédrale de
lumière et d’émotion qui transcende la religion et
transporte le cœur. Le GAM a attendu 25 ans pour aborder cette
insurpassable merveille de l’art musical. Deux chœurs, deux
orchestres, six solistes, un événement exceptionnel.
L
a Passion selon saint Matthieu est
avant tout un texte mis en musique. Le texte choisi existe déjà depuis longtemps. C'est le récit d'un homme injustement condamné à mort, Jésus. Ce récit est tiré de la fin de l'Évangile selon Matthieu, plus exactement les chapitres 26 et 27. Le chapitre 28, le dernier, n'a pas été retenu. Il convient de rappeler que ce récit n'est pas neutre, et qu'il a été composé pour amener le lecteur à croire en une vie nouvelle. Bach a dû à son tour méditer, et interpréter à sa manière
ce texte pour savoir comment le mettre en musique.
La Passion selon saint Matthieu représente le point culminant non seulement de la tradition luthérienne des passions liturgiques, mais du genre lui-même.
C'est une œuvre majestueuse qui démontre l'extraordinaire génie de Bach pour la composition, de même que la profondeur de son expression musicale et de sa compréhension des éléments liturgiques et spirituels de sa foi. Quelque 275 ans après sa première présentation,
la Passion selon saint Matthieu demeure à l'apogée de l'art choral, aux côtés
de sa Messe en si mineur.
Partition manuscrite de la Passion selon Saint Matthieu

haut de page
STABAT MATER
Giovanni Battista PERGOLESI
N
ulle
douleur n’est éternelle sauf celles auxquelles l’art
donne un cachet d’éternité. Le
célèbre STABAT MATER de PERGOLESE dépeint avec une telle intensité le deuil maternel qu’il en est devenu l’incarnation. Laure Baert & Marie Lenormand
verseront des larmes de musique sur l’entrelacs des effusions. En
contrepoint seront donnés Exsultate, jubilate une œuvre
jubilatoire de Mozart, ainsi qu’un concerto pour flûte de
C.P.E. BACH, interprété par Patrick Gallois, l’une des grandes figures de la
flûte française.
Le STABAT MATER est à la fois un poème médiéval d'inspiration sacrée et une composition musicale du type oratorio ou motet, basée en tout ou partie sur ce texte. Il appartient à la catégorie des « séquences » ou « proses », textes chantés à la messe entre l’épître et l’évangile. On le chante aussi souvent pendant les chemins de croix.
Il est, de nos jours, chanté en grégorien selon la version de Dom Fonteinnes, chantre de Solesmes vers 1850.
Interdit par le Concile de Trente (1545-1563) comme de très nombreuses compositions musicales sacrées de l’époque, trop ornées pour mettre en valeur les textes qu’elles devaient illustrer, le STABAT MATER résista cependant à cette injonction de par la force de son texte qui suscita l’engouement des fidèles mais aussi le respect de compositeurs à l’immense talent comme Pergolèse ou Palestrina.
Il figure aujourd’hui dans le Missel romain (dit Missel 800) à la célébration de la fête de Notre-Dame des Sept Douleurs, le 15 septembre, réintroduite par le pape Benoît XIII en 1727.
La séquence fait également partie, sous diverses formes, de la liturgie du vendredi de la Passion, .
Le caractère dramatique du texte a donc été une source d’inspiration pour près de 500 compositeurs qui reflètent, en adaptant le « livret », la musique de leur époque : renaissance, baroque, romantique, contemporaine – même en jazz ! – mais aussi de leur pays puisque l’on dénombre, entre autres, un ou des compositeurs américains, anglais, autrichien, brésilien, camerounais, canadien danois, espagnol, estonien, finlandais, flamand, français, hongrois, irlandais, italiens, japonais, norvégien, polonais, portugais, russe, slovaques, tchèques …
On trouve donc une variété considérable d’œuvres de tout style, composition vocale et orchestrale ou durée, d’après tout ou partie des strophes d’origine, en latin ou dans la langue du compositeur et parfois selon une adaptation très libre. On relève même une version en breton !
haut de page
DOGORA
Etienne Perruchon
U
n
jour, Patrice Leconte découvre une incroyable suite musicale
symphonique chantée par une centaine d'enfants. Jamais il
n'avait ressenti une telle émotion. Quelque temps plus tard, il
se rend au Cambodge et se trouve bouleversé par ce pays. De ces
émotions exceptionnelles est née une aventure.
Une
musique-tempête, une musique-frisson, une enivrante symphonie
d’images musicales qui a engendré en
2004 le film-événement de Patrice Leconte. Chœur
& orchestre au service d'une incomparable puissance
émotionnelle. Un spectacle total à déguster avec
les yeux et les oreilles.
Ni fiction, ni documentaire, DOGORA OUVRONS LES YEUX
est un film en musique, impressionniste et humaniste. Un jour, Patrice
Leconte découvre une incroyable suite musicale symphonique
chantée par une centaine d'enfants. Jamais il n'avait ressenti
une telle émotion. Quelque temps plus tard, il se rend au
Cambodge. Jamais il n'avait été bouleversé
à ce point par un pays.
De ces émotions exceptionnelles est née une aventure, une
odyssée universelle aussi surprenante qu'émouvante, aussi
légère que grave. Comme la vie.
La rencontre
"Tout
a commencé voici deux ans. J'étais à
l'Odéon pour assister à une représentation de
LEONCE ET LENA de Georg Büchner. Au-delà du plaisir du
spectateur, j'ai été frappé par l'utilisation
généreuse d'une très belle musique de
scène, dont l'auteur, un certain Etienne Perruchon,
m'était complètement inconnu.
Après le spectacle, dans les coulisses, je tombe sur lui. Je lui
confie mon enthousiasme, ma joie. Nous sympathisons rapidement et il
promet de m'envoyer ses musiques.
Quelques jours plus tard, je reçois plusieurs CD. Je
m'arrête sur l'un d'entre eux. Lorsque je dis "je
m'arrête", je veux dire que je m'arrête vraiment. Je suis
incapable de faire autre chose que d'écouter, emporté par
une
partition vivifiante, mélancolique, enfantine, turbulente,
émouvante de la première à la dernière note. Cette suite musicale s'appelle DOGORA
et ne dure alors que vingt-cinq minutes.
Combien de fois ai-je réécouté "Dogora" ? Des
centaines. Lorsque je confie mon enthousiasme à Etienne, il
m'apprend qu'il rêve de voir cette musique devenir un film,
appelant une histoire et des images. Au début, DOGORA
ne m'inspirait que des bribes qui, inexplicablement, tournaient toutes
autour de l'enfance. Même si je n'arrivais pas à imaginer
un projet précis, cette musique restait dans un coin de ma
tête. Les mois ont passé."
Patrice Leconte
La musique
"J'ai
toujours été attentif au rapport entre le texte et la
musique. La musicalité des mots m'importe, elle induit un sens
à elle seule. C'est pourquoi, après avoir
travaillé sur des chansons avec des paroliers, sur des contes
mis en musique et sur bien d'autres choses, j'ai fini par inventer un
langage imaginaire qui regrouperait toutes les influences vocales
européennes au sens le plus large du terme.
Je me suis inspiré de toutes les consonances pour
générer un langage imaginaire, un "trompe-l'oreille". La mélodie des mots devait être si forte qu'elle donnerait un sens aux phrases.
J'ai construit des refrains, des couplets, des leitmotive qui
reviennent comme des mots-clés pour former un discours
cohérent qui peut se lire comme un vrai langage.
Mes
influences sont nombreuses. J'aime la musique russe, Stravinsky,
Prokofiev, Chostakovitch. Dans la musique française,
j'apprécie particulièrement Ravel et Debussy. J'aime
Bernstein, je suis un fan inconditionnel de "West Side Story". Je pense
que Bernstein est un génie sous-estimé et que l'on
prendra conscience de sa valeur au milieu du vingt-et-unième
siècle ! Et puis bien sûr, j'adore Mozart, dont
j'écoute régulièrement le "Requiem", et Beethoven.
Ils sont incontournables. Si DOGORA me tient tellement à cœur, c'est aussi parce que cette œuvre reprend l'ensemble de mes racines. C'est une synthèse de toutes mes influences, mes émotions."
Etienne Perruchon
Pour en savoir plus sur Etienne Perruchon et Dogora, cliquez sur les liens ci-dessous :
Etienne Perruchon
Dogora

haut de page
PINOCCHIO
COURT TOUJOURS
Romain Didier
A
vue de nez, l’histoire est connue. Celle d’un petit pantin mutin dont l’appendice nasal s’allonge lorsqu’il profère des mensonges...
Ajoutez une gentille fée maternelle, un pauvre menuisier dévoué, un grillon sentencieux et une ménagerie de fieffés coquins d’animaux, et vous obtenez les aventures de Pinocchio, l’un des contes les plus célèbres de la planète.
Adapté en bandes dessinées, dessins animés et films divers, le roman de l’écrivain italien Carlo Collodi (1826-1890) a fait les délices de plusieurs générations, petits et grands à l’unisson, envoûtés par ces péripéties où la réalité se mélange au fantastique, le rêve à la morale, l’humour au merveilleux.
Plus d’un siècle après sa naissance (1883), Pinocchio, le bambin de bois, court toujours.
Pour en savoir plus, cliquer ici
DIMOTIKA
Alexandros Markeas
A
Dimotika est une œuvre écrite par Alexandros MARKEAS, jeune compositeur grec né en 1965, pour mezzo-soprano, chœur d’enfants et 7 musiciens (flûte, clarinette, alto, violoncelle, 2 percussions, harpe). Il s’agit de mélodies de la poésie populaire grecque.
Pour en savoir plus, cliquez ici
Chœur d’enfants & Orchestre de Chambre GRADUS AD MUSICAM
Direction : François LEGÉE

haut de page
LES SEPT PAROLES DU CHRIST EN CROIX
Joseph HAYDN
Sofia GOUBAÏDOULINA
H
AYDN reçut
en 1787 une commande insolite : une Passion
pour orchestre de chambre. Il s’y attacha
tant qu’il en fit en 1796 une version
pour chœur. Cette œuvre célèbre
sera mise en regard avec une partita pour
violoncelle, baïan (accordéon)
et orchestre à cordes de Sofia Goubaïdoulina
composée en 2005.
Die sieben letzten Worte unseres Erlösers am Kreuze, en français Les
Sept Dernières Paroles du Christ en croix, est un oratorio de Joseph Haydn, qui servit de base pour un cycle de quatuors à cordes.
Il s'agit d'une commande pour la semaine sainte de 1785 pour un office liturgique : le prêtre devait citer chaque parole du Christ, suivi par un accompagnement musical. Haydn complète l'ensemble par une introduction et un final, le terremoto ou tremblement de terre. Cette première version ne comprenait donc pas de partie vocale. La création eut lieu à l'église de Santa Cueva de Cadix l'année suivante.
En 1787, Haydn reprend la partition sous forme de sept quatuors dont chacun porte en exergue l'une des paroles du Christ en latin. L'œuvre est créée cette même année à Vienne en Autriche.
En 1792, le chanoine Joseph Friebert en fait une version chantée sur un texte en allemand qu'il écrit lui-même. Haydn découvre l'adaptation et reprend à nouveau la partition, aidé par le baron van Swieten, en y acceptant les paroles de Friebert. Cette nouvelle et dernière version, sous forme d'oratorio, date de 1795-1796. Son exécution demande un peu plus d'une heure.
Introduction
Vater, vergib ihnen. (Père, pardonne-leur)
Fürwahr, ich sag' es dir. (En vérité, je te le dis)
Frau, hier siehe deinen Sohn. (Femme, voici ton fils)
Mein Gott, mein Gott, warum hast du mich verlassen ? (Mon dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ?)
Jesus rufet : Ach, mich dürstet ! (Jésus crie : Ah, j'ai soif !)
Es ist vollbracht. (Tout est accompli)
Vater, in deine Hände empfehle ich meinen Geist. (Père, je remets mon esprit entre tes mains
Terremoto (Tremblement de terre)
Née en 1931 dans la République Tatare (URSS), Sofia Gubaidulina, qui a étudié la composition aux conservatoires de Kazan et de Moscou, a très vite été jugée hétérodoxe par le milieu musical soviétique. Dimitri Chostakovitch lui a toutefois conseillé de persister dans sa voie. Co-fondatrice d'un ensemble qui improvisait sur des instruments traditionnels et rituels russes, caucasiens et asiatiques rares, elle a pu personnaliser des techniques musicales contemporaines et se forger un style propre, éloigné de tout dogmatisme. Autorisée à voyager à l'Ouest pour la première fois en 1985, elle a obtenu une reconnaissance internationale. Depuis 1992, elle réside principalement près de Hambourg.
Dans
Sieben Worte, elle s'inscrit dans le sillage des rares compositeurs qui ont osé se confronter à la mise en musique des sept dernières paroles du Christ en croix, comme Heinrich Schütz ou Joseph Haydn. Profondément religieuse, elle a tenté de faire exprimer aux instruments ce qui ne peut être ni chanté, ni dit, en écartant tout jeu virtuose ou toute pratique concertante à l'ancienne. Le violoncelle symbolise ce qui est "haut", tandis que le bayan, accordéon de concert russe qu'elle a contribué à perfectionner, symbolise le "bas", le terrestre humain : ils dialoguent, se fondent pour rendre sensible la double nature du crucifié. Musique d'une intensité déchirante, traversée de moments de beauté illuminée, que les cordes emportent de leurs battements d'ailes.

haut de page
LA CHANSON DU MAL-AIMÉ
Léo FERRÉ
Léo FERRÉ mit en musique de nombreux poètes, Baudelaire, Verlaine, etc. La Chanson du Mal-Aimé
est une grande fresque pour solistes, chœur & orchestre
symphonique composée sur le fameux poème
d’Apollinaire. Le GAM donnera chair & âme à cet
ample chant d’amour avec la collaboration de Laurent Malot, l’interprète idéal de Léo Ferré.
L'année 1954 marque un tournant décisif dans la reconnaissance
de Léo FERRÉ en ses qualités d'auteur, bien sûr,
d'interprète, aussi, mais surtout de compositeur. Le succès international
que vient d'obtenir tout au long de l'année 1953 la chanson Paris Canaille,
plus particulièrement dans la version de Catherine Sauvage, attire désormais à lui
des interprètes qui jusqu'alors l'évitaient. En décembre
1953, alors qu'il chante à « l'Arlequin ", Léo Ferré reçoit
la visite du Prince Rainier de Monaco. Celui-ci, apprenant l'existence de l'Oratorio
composé par Ferré sur le poème de Guillaume Apollinaire
la Chanson du Mal-Aimé, en propose la création à l'Opéra
de Monte-Carlo. On sait à quel point cette œuvre est importante
pour Ferré qui a consacré plus d'un an de travail (de mars 1952 à avril
1953) à son élaboration. Jusqu'alors il s'est toujours heurté à l'incompréhension
et aux refus répétés des instances capables de l'aider
dans la réalisation de sa partition. Rendez-vous est donc pris pour
une représentation unique le 29 avril 1954 Salle Garnier. Une captation de ce concert unique sera
réalisée et diffusée le 3 mai sur l'antenne de Radio Monte-Carlo.
La Chanson du Mal-Aimé est extrait du recueil Alcools publié par
Apollinaire en 1913. Ce recueil rassemble des poèmes écrits à des époques
différentes, avec alternances irrégulières, de poèmes
longs/courts, des pessimistes à ceux où l’on croit percevoir
une pointe d’optimisme. Le titre de l'œuvre, « la
chanson du mal aimé » explique l’idée directrice
du poème : « chanson » évoque un genre lyrique, et
le poème est placé d’emblée sous le signe du malheur.
Pour magnifier ces poèmes,
Léo FERRÉ composa une musique symphonique avec chœurs qu'il dirigea lui-même. Cette version chantée et parlée
apporte une aide à la compréhension de cette œuvre que le symbolisme rend parfois hermétique.
Le leitmotiv:
"Voie lactée ô soeur lumineuse
Des blancs ruisseaux de Chanaan
Et des corps blancs des amoureuses
Nageurs morts suivrons-nous d'ahan
Ton cours vers d'autres nébuleuses."
nous plonge dans l'absolu de l'amour. La voie lactée symbolise ici cet instant d'éternité, voulu, rêvé, mais hélas inaccessible. Reste alors l'écriture, comme une forme de sublimation qui nous renvoie au phénix dans la renaissance du poète :
"Moi qui sais des lais pour les reines
Les complaintes de mes années
Des hymnes d'esclaves aux murènes
La romance du Mal-aimé
Et des chansons pour les sirènes."
Direction : François LEGÉE

haut de page
REQUIEM
Giuseppe Verdi
L
e succès de cette œuvre majestueuse valut au compositeur
le titre de Commandant de la Légion d’Honneur lorsqu’elle
fut jouée à l’Opéra Comique de Paris. Elle
fut de même
très appréciée du public londonien qui l’entendit
interprétée par 1200 choristes et 150 instrumentistes.
Mais ceci n’est pas dû au hasard… Verdi a voulu cette
messe grandiose, comme en témoigne la composition de l’orchestre
: le seul pupitre des cuivres comporte 4 bassons, 8 trompettes,
3 trombones et 4 cors. Ce Requiem égale
en qualité et en style ses plus grands opéras. Effroi,
crainte et espérance s’y affrontent avec une violence quasi-théâtrale.
Paolo Olmi
Interprètes :
Manon Feubel, soprano
Svetlana Lifar, mezzo soprano
Valter Borin, ténor
Lorenzo Regazzi, basse
Chœur de
l’Opéra national de Lorraine, chœurs GRADUS AD MUSICAM,
Ars Musica, Expressions, Sine Nomine
Orchestre Symphonique et Lyrique de Nancy
Direction : Paolo OLMI
Jeudi 29 Mai 2008 à 20h30
Vendredi 30 Mai 2008 à 20h30
Basilique Saint-Epvre, Nancy
Photo Lidia Bagnara

haut de page